Programme scientifique

L’Asie centrale et septentrionale, avec ses trois principaux écosystèmes, la steppe, la taïga, la toundra, est le domaine de sociétés autochtones largement fondées sur le pastoralisme et la chasse, souvent combinés. Ces activités impliquent généralement un usage mobile de l’environnement et donc un mode de vie nomade ou semi-nomade. Là où seules subsistent des formes de transhumance, l’héritage culturel du pastoralisme nomade demeure fort.

Quels sont les rapports des sociétés de tradition nomade à leur milieu environnemental ? Comment ces interactions se sont-elles transformées face aux politiques de sédentarisation, comment s’adaptent-elles aujourd’hui aux nouvelles contraintes économiques, aux concurrences dans l’occupation de l’espace et au changement environnemental et climatique ?

La recherche sur cette aire est généralement fragmentée entre plusieurs écoles spécialisées dans les domaines centrasiatique, mongol et sibérien, ou sur les problématiques distinctes du pastoralisme et des chasseurs-collecteurs. Pourtant, le colonialisme de l’empire russe puis les régimes socialistes ont soumis les nomades de ces régions à des politiques similaires entraînant des mutations comparables. Sur le plan culturel et linguistique, ces régions sont toutes dominées par des populations de la famille altaïque, qui aujourd’hui cherchent souvent à reconstruire leur identité à travers l’héritage nomade. Les traditions chamaniques communes de ces différents peuples contribuent à un rapport spécifique au paysage et à ses composantes sacrées. Ce GDRI a pour ambition de réunir les meilleurs spécialistes du domaine afin de mener une recherche comparative globale sur les problèmes communs et les diversités de situations du nomadisme d’Asie centrale et septentrionale.

Les chercheurs engagés dans ce programme pluridisciplinaire œuvreront au renouvellement des données sur le domaine par des enquêtes de terrain et des recherches d’archives. Lors de journées d’études et de colloques, ils travailleront à une analyse comparative des situations étudiées. L’équipe consacrera un effort particulier à la diffusion et la valorisation des connaissances par des publications et une base de données en ligne.

 
 

La mobilité, avec rotation des pâturages et des territoires de chasse, permet des systèmes de production durables, adaptés aux milieux fragiles d’Asie centrale et septentrionale, dont ils assurent le renouvellement. Quels types de rapports spécifiques à l’espace le mode de vie nomade fait-il émerger ? L’environnement des nomades, souvent perçu par les sédentaires comme un espace « naturel » et intact, est acculturé, approprié et marqué. De fait, le pastoralisme, y compris l’élevage de renne, entraîne des modifications paysagères identifiables par l’archéologie (Kuznetsov 2007 ; Ineshin, Vin'kovskaia, Kulagina, Polotskaya, Kuznetsov et al. 2009). Si l’homme acculture l’environnement, réciproquement, c’est dans l’environnement, par son intégration à un réseau de lieux de vie, de rituel et de pâture, que l’individu est socialisé. Partout en Asie centrale et septentrionale se retrouve une répartition entre des espaces « sacrés » laissés libres et constituant de véritables réserves, et des espaces utilisés pour les campements et l’accès aux ressources. Les espaces non humanisés ne sont pas perçus comme vides, souvent ils sont considérés comme la résidence d’agents surnaturels, tels des maîtres de lieux, chamanes défunts, fantômes (par exemple chez les Bouriates, Hamayon 2006 ; chez les Nénetses, Golovnëv 2004). Les lieux sacrés sont marqués par des arbres ornés de rubans, des monticules rituels obo qui organisent le paysage(L’vova, Oktjabr’skaja et al. 1988). Cependant le contraste entre lieux accessibles et inaccessibles ne divise pas l’espace selon des frontières figées, il est en constante renégociation et redéfinition. Quelles différences et quels points communs observe-t-on dans les conceptions de l’espace selon l’ancrage de la société dans la toundra, la taïga ou la steppe (Vaté 2005-2006, Lavrillier 2005-2006, Lacaze 2005-2006) ? Quelles sont les organisations de l’espace induites par la cueillette, la pêche, l’exploitation du bois ? Peut-on identifier des usages féminins et masculins de l’environnement en fonction de la division sexuelle du travail (chasse/cueillette ; gardiennage/traite) (Vaté 2010) ?

La sédentarisation s’est engagée à des rythmes divers selon les régions. Réalisée pour l’essentiel dans les années 1930 au Kirghizstan et au Kazakhstan, elle prend actuellement une ampleur inédite en Mongolie. Les anciens nomades mongols trouvent de nouvelles ressources économiques dans les centres urbains autour d’activités itinérantes, dans le commerce, le négoce transfrontalier ou le tourisme. Les migrants les plus récents ont cependant du mal à trouver une place en ville. Comment se répercutent les conceptions « traditionnelles » de l’espace dans les nouvelles organisations qui se développent en ville ? Comment les divisions coutumières du travail se déploient-elles dans les activités des sédentaires ?

 
 
 

En Asie centrale et septentrionale, chaque espèce de bétail (ovins, caprins, bovins, équidés, camélidés, cervidés) élevée de manière parfois exclusive, mais le plus souvent combinée avec d’autres, fait l’objet d’usages multiples et complémentaires. Le cheval, par exemple, est utilisé pour la monte, le bât, la viande, la traite, le cuir et la fourrure. Les besoins particuliers de chaque espèce entraînent des formes différentes d’élevage et de mobilité. Au renne comme au cheval s’attachent pour leurs éleveurs un mode de vie particulier, des compétences complexes, une véritable « civilisation » (Ferret 2009). L’animal peut ainsi devenir l’emblème d’un peuple, particulièrement dans la période post-soviétique de reconstruction des identités ethniques (pour les Iakoutes, Maj 2007, Ferret 2010).

La chasse induit un rapport de l’homme à l’animal profondément différent de celui de l’élevage (Hamayon 1990). Alors que l’éleveur exerce sur le bétail une relation de domination et de protection, le chasseur traite le gibier comme un partenaire, voire comme une « personne », ce qui implique des conduites fortement ritualisées au sein de l’activité de chasse (Lavrillier 2005 ; Stépanoff 2010). Les manières de faire des chasseurs et des éleveurs s’influencent mutuellement, de telle sorte que des peuples pasteurs tels que les Iakoutes s’avèrent pratiquer un élevage si peu interventionniste, qu’ils vont jusqu’à regarder le cheval comme un animal sauvage (Ferret 2007, Maj 2010). Les diverses combinaisons de chasse et d’élevage que connaît l’Asie centrale et septentrionale crée un continuum de modes de relation à l’animal d’une immense variété.

 
 

Singularité et taxinomie

Dans toute l’aire étudiée, certains animaux sont regardés comme des membres non ordinaires de leur espèce : on leur prête une biographie, une personnalité, on les fait participer au plus près à la vie de la société humaine, ou au contraire on évite avec eux tout contact. La question de l’individualisation des animaux permet une approche nouvelle du thème du rapport à l’animal dans les sociétés nomades, elle offre en particulier un point de comparaison fécond entre attitude pastorale et attitude cynégétique. Selon un usage répandu dans tout le domaine nord-asiatique, chez les Turco-mongols, les Toungouso-mandchous et les Samoyèdes, certains chevaux, rennes, taureaux ou moutons, présentant une robe ou un caractère particulier, sont choisis dans leur troupeau pour être « consacrés » et ne sont ensuite plus touchés. Sur une aire non moins large, les chasseurs considèrent les animaux sauvages présentant un trait visible anormal comme des êtres semi-surnaturels (Lavrillier 2005 ; Stépanoff 2010). D’une manière générale, quels animaux sont individualisés, prénommés, marqués, laissés libres, lesquels sont traités comme des spécimens interchangeables ? Quels sont les traitements symboliques et pratiques des animaux atypiques (robes rares, anomalies de naissances, capacités supérieures) ? En quoi ces rapports particuliers entre individualité et espèce, entre anomalie et norme éclairent-ils le fonctionnement de la connaissance taxinomique des peuples nomades ?

 

Nouveaux usages de la terre et changement social

 

En Sibérie, l’activité de chasse était souvent combinée à un élevage de petits troupeaux de rennes, utilisés pour le transport (Évenks, Khanty, Touvas). Après la disparition des coopératives soviétiques d’élevage et à la chute du cheptel, la chasse est devenue l’activité principale dans de nombreuses communautés.

C’est généralement l’élevage et les exigences de renouvellement de pâturages qui motivent le maintien d’un mode de vie nomade. C’est particulièrement vrai pour les éleveurs de rennes en Sibérie. Les exigences migratoires du renne imposent partout une forte mobilité, qui prend cependant des configurations très diverses selon que cet animal est élevé en grands troupeaux (toundra) ou en petits troupeaux (taïga).

Aujourd’hui quels nouveaux usages de l’espace sont induits par la pratique de la chasse sans élevage ou de l’élevage sans chasse ? Voit-on émerger un modèle de chasseur-collecteur « pur » jusque-là absent en Sibérie ? Dans certains cas (Tchouktches, Koriaks, Evènes), sous l’effet de l’organisation des kolkhozes, les familles sont sédentaires et seuls les hommes pratiquent une activité nomade saisonnière (Vaté 2010). Ailleurs, le nomadisme familial se maintient (Nénetses, Évenks, Touvas). Quels changements dans l’organisation sociale et les relations de parenté accompagnent les modifications des formes de mobilité ? Quels éléments constitutifs de l’organisation de ces sociétés peuvent être rapportés au pastoralisme et à la chasse et perdurent au-delà de la disparition du nomadisme ?

 
 
 

Les sociétés nomades ont développé des compétences et des connaissances approfondies liées à un environnement qui est pour elles un « habitat » autant qu’une ressource. Existe-t-il une spécificité des procédures cognitives de transmission intergénérationnelle de ces compétences  environnementales au sein d’une société nomade ?

Un ensemble de savoirs et de savoir-faire sont transmis par la socialisation des comportements et l’apprentissage d’attitudes corporelles. Chez les Mongols, le processus d’humanisation assimile l’éducation et la socialisation de l’enfant au dressage du cheval (Lacaze 2005-2006). Souvent des récits mythiques (Stépanoff 2009) ou des chansons (Musch 2008) éduquent indirectement l’attention à l’organisation du paysage. À la connaissance des itinéraires qui suivent les rivières se superpose un réseau d’habitats d’esprits ancêtres qui inscrit dans le paysage le réseau généalogique (Lavrillier 2005-2006). La mémoire collective, le souvenir d’ancêtres ou d’événements tragiques sont ainsi transmis dans la pratique d’un paysage structuré par des marqueurs rituels qui influencent directement les itinéraires de nomadisation.

La scolarisation forcée des enfants fut un élément-clé de la prise de contrôle des États modernes sur les populations nomades. Rompant la transmission des compétences environnementales, elle a été le déclencheur de révoltes de certains peuples sibériens à l’époque soviétique (Nénetses, Khanty). Quels sont les impacts de ce contrôle de l’éducation sur les conceptions de la personne  et sur la socialisation de l’enfant ? Aujourd’hui comment les modes de transmission familiaux se sont-ils adaptés à la scolarisation ?

Les sociétés nomades méridionales ont constitué de vastes empires gouvernés par des États mobiles originaux (Kradin & Skrynnikova 2006, Kradin 2007). Aujourd’hui certains États-nations héritiers de ces populations (Mongolie, Kirghizstan, Kazakhstan) revendiquent l’ancien mode de vie nomade comme une « identité » appartenant à leur patrimoine national. Comment l’école et les autres institutions éducatives sont-elles désormais appropriées par les populations locales ou les États pour en faire un vecteur de préservation ou de renaissance des techniques et des valeurs nomades (Golovnëv & Osherenko 1999) ? Quelles nouvelles organisations sociales prennent en charge l’éducation et la socialisation des enfants entre les villes et les campagnes, par exemple dans les quartiers de yourtes d’Oulan-Bator ?

 
 
 
 

En Asie centrale comme dans l’Arctique russe, l’extraction des ressources minières et des énergies fossiles est devenue ces dernières dizaines d’années un enjeu économique d’importance mondiale. Ces activités engendrent une pression accrue sur l’espace et des contraintes nouvelles pour la nomadisation. Dans certains cas cependant, elles amènent de fortes retombées économiques qui favorisent le maintien et même la croissance du pastoralisme nomade (Nénetses). Les populations autochtones sont-elles impliquées dans les activités d’extraction et dans les prises de décision ? Comment cette exploitation des sous-sols, parfois considérés comme « sacrés » ou « vivants », est-elle perçue par les nomades ?

Le développement des industries extractives rend cruciale la question de la propriété du sol. Après la privatisation du cheptel dans les années 1990, l’enjeu majeur est désormais la privatisation des terres qui est amorcée à des degrés divers en Sibérie, en Mongolie et en Asie centrale. L’obligation de posséder les terrains de parcours et de chasse met en péril le nomadisme et entre en contradiction avec le rapport traditionnel à l’environnement. Quelles sont les formes juridiques adoptées au niveau local pour la privatisation des terres (bail, vente) ? Quelles sont les politiques des États (Mongolie, Russie, Kirghizstan, Kazakhstan, Chine) à l’égard de l’usage nomade du sol (voir Pétric, Bourgeot et al. 2009) ? Des droits fonciers particuliers sont-ils accordés aux peuples indigènes leur permettant le maintien de formes de mobilité ?

 
 

Les sociétés nomades contemporaines sont confrontées à des changements économiques et environnementaux de grande ampleur (Lavrillier 2010). Au Kirghizstan, le pastoralisme est concurrencé par l’essor de l’agriculture à la suite de la réforme agraire et de la transformation du secteur consécutive à la fin de l’URSS (Thorez, 2006). La privatisation du bétail amène de nouveaux rapports à l’animal, notamment avec l’apparition de marché à bestiaux (Musch 2009). Les animaux vont-ils tendre à devenir une marchandise dans ces nouvelles institutions ? Outre l’exploitation du sous-sol, les milieux occupés par les populations nomades, regardés comme vacants par les urbains, sont soumis à la pression d’importants projets d’exploitation souvent soutenus par les États : expansion urbaine (Kazakhstan), barrages hydroélectriques, percement de voies de communications, développement de bases touristiques (pour les Évenks du renne en Chine, voir Dumont à paraître).

La réalisation de ces projets a déjà modifié et dégradé en maints endroits l’environnement des populations nomades en polluant les cours d’eau et en interrompant les itinéraires de parcours (gazoducs, oléoducs, routes, réservoirs). S’y ajoutent les effets du changement climatique, tels l’intensification des incendies massifs de la taïga et les changements de comportement des animaux migrateurs, la disparition de certaines espèces et l’apparition d’autres. Des réserves naturelles sont créées, impliquant souvent des ONG internationales, associant parfois les populations indigènes ou au contraire les excluant de leurs territoires de chasse traditionnels. Dans certains cas (Tchouktches, Koriaks, Evènes), sous l’effet de l’organisation des kolkhozes, les familles sont sédentaires et seuls les hommes pratiquent une activité nomade saisonnière (Vaté 2010). Ailleurs, le nomadisme familial se maintient (Nénetses, Évenks, Touvas). Quels changements dans l’organisation sociale et les relations de parenté accompagnent les modifications des formes de mobilité ? Quels éléments constitutifs de l’organisation de ces sociétés peuvent être rapportés au pastoralisme et à la chasse et perdurent au-delà de la disparition du nomadisme ? Quelles nouvelles formes de mobilité et de flexibilité les peuples nomades sont-ils mis au défi d’inventer pour s’adapter à ces milieux changeants ?


 
 
 

Les références citées ont pour auteurs ou contributeurs des chercheurs membres du GDRI.

 

Dumont, A. [à paraître] Ethnic tourism in Aoluguya reindeer-Evenki village (Inner Mongolia): interactions and perceptions between natives and their guests, Estudos Chineses, 6.

 

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Stépanoff Ch. 2009. Introduction aux chamanismes sibériens à partir d'exemples des Turcs de l'Altaï-Saïan, Annuaire de l'École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses, 116 (2007-2008), 2009, pp. 25-29.

- 2010. Catégories ontologiques et animaux singuliers en Sibérie méridionale, Annuaire de l'École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses, 117 (2008-2009).

 

Thorez, J. 2006, La décollectivisation dans les montagnes d’Asie centrale (Kirghizstan, Tadjikistan) : Transformations agricoles et crise sociale, Bulletin de l’association de géographes français – Géographies, 2, pp. 221-233.

 

Vaté, V. 2005-2006. « La tête vers le lever du soleil… », Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines, 36-37, « L’orientation », pp. 61-93.

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