L'orientation dans les techniques du corps chez les Mongols

Type de publication  Journal Article
Auteur(s)  Lacaze, G.
Titre de la revue  Études Mongoles et Sibériennes, Centrasiatiques et Tibétaines
Volume  36-37
Année  2006
Pages  163-205
Résumé  

Sous la yourte mongole, l’espace est circulaire, centré sur le poêle et sans cloison interne. Il s’ouvre sur l’extérieur par une porte et une sorte de faîtière, permettant le passage de la cheminée du poêle. L’espace de la yourte comporte des lignes de démarcation implicites qui séparentles différentes catégories de lieu qui y sont identifiées. Dans cet article, l’analyse des manières de se mouvoir et de prendre place sous la yourte révèle une organisation de l’espace attribuant un lieu distinct à chaque catégorie de personne, selon son âge, son sexe et son statut social. Hors de la yourte, dans le monde environnant, des techniques du corps spécifiques servent également à marquer chaque catégorie identifiée de lieu et les frontières symboliques ou réelles les séparant. Ainsi, la référence au corps joue-t-elle un rôle important dans l’aménagement de la yourte, dans son positionnement sur le campement et, plus largement, dans l’agencement du paysage. Elle révèle le rôle du mouvement dans les perceptions de l’espace, mettant ainsi en évidence leur caractère dynamique.

The Mongol yurt forms a circular area with the fireplace in the centre. Without wall, it opens on the outside through a door and a round skylight that a chimney goes across. For all, the yurt is an area with implicit demarcation lines that divide its internal space in several places distinctively identified. On the contrary, while analysing ways of moving and acting under the yurt, this article sheds light on an area where each category of person, according to their age, gender and social status, has a specific place. Moreover, outside the yurt, in the wide world, techniques of the body are distinct one from the other according to each area and to the passage through some of the limits dividing them, either symbolic or real ones. Indeed, arrangement of the yurt, its position on the camp and likewise the perceptions of the landscape for a part refer to the body. As a result, for the Mongols, the perceptions of the environmental world seem to be dynamic and based on the notion of movement.

URL  http://emscat.revues.org/index810.html
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