Les techniques du corps chez les Mongols : une application de la notion maussienne

Type de publication  Journal Article
Auteur(s)  Lacaze, G.
Titre de la revue  Techniques & Culture
Volume  42
Année  2004
Pages  111-130
Résumé  

Cet article propose une mise en application aux peuples mongols de la notion de « technique du corps » telle qu’elle a été définie par Marcel Mauss. Dans ces sociétés, le « dressage humain » est continu tout au long de la vie. La gestation fait partie intégrante des « techniques de la naissance et de l’obstétrique » et il existe un dressage du vieillard, en quelque sorte inversé par rapport à celui de l’enfant. En outre, les Mongols de tradition pastorale nomade organisent l’espace en fonction de la motricité du corps. Il existe donc deux axes de lecture des techniques du corps mongoles. Un axe diachronique qui concerne le dressage et un autre, synchronique, qui renvoie à l’organisation de l’espace. Sur ces deux axes, se répartissent des techniques de passage.

Mongol corporal technics : using Mauss’s concept. This articles proposes to apply Marcel Mauss’s corporal techniques concept to Mongol populations. In these societies « human raising » is continuous through the entire life of the individual, from gestation to old age. For old men « raising » is reversed compared to childs’ one. Besides, for Mongol people of nomadic and pastoral tradition, space is organized according to body movements. There are thus two ways of reading mongol corporal technics : one is diachronic, concerning raising, the other is synchronic, which deals with space organization; both of them including « passing through » technics.

Las técnicas del cuerpo mongoles. Una aplicación de la noción de Mauss. El artículo aplica a los Mongoles la noción de técnica del cuerpo tal como fue definida por Marcel Mauss. En estas sociedades, la « crianza humana » es contínua a lo largo de la vida. La gestación es parte integrante de las « técnicas del naciemiento y de la obstétrica », y existe algo como una « crianza del anciano » que parece invertida si se compara con la del niño. Además, los Mongoles cuya tradición sigue siendo pastoral organizan el espacio en funcción de la motricidad del cuerpo. Así pues, existen dos ejes de lectura de las técnicas mongoles del cuerpo : un eje diacrónico que respecta à la crianza, y otro, en el marco de la organización del espacio. Unas técnicas de paso marcan ambos ejes.

URL  http://tc.revues.org/114?&id=114
Commentaire  

En ligne