Le voyant, le barde et le maître de lieu

Source: 
L.P. Potapov, Oxot. Promysel.., Saint-Pétersbourg, 2001, pp. 127-128.
Texte: 

Il y avait deux frères : un kösmökči [voyant] et un kajčy [barde]. Ils étaient riches car ils avaient toujours de la chance à la chasse parce que les maîtres de la taïga étaient bienveillants avec eux. Un jour que les frères étaient à la chasse, le kajčy récita un conte la nuit sur les maîtres des montagnes. Un maître de montagne arriva au campement et, restant invisible, s’assit sur ses épaules, écoutant le récit avec attention et un vif intérêt. Il ne partit que lorsque le kajčy prononça les derniers mots du conte et dit : « Je me suis oublié à écouter ce conte, et voilà que mon étalon est tué ! » Le frère kösmökčy qui observait et entendait cela, ne comprit pas une chose : quel pouvait être cet étalon du maître de la montagne ? A l’aube, les frères partirent vérifier leurs aja [piège à arbalète automatique]. Il les trouvèrent plein de bêtes. Dans l’un ils trouvèrent tué un pic-vert (Kara-Tas), qui était, le kösmökči le devina, l’étalon [ajgyr] du maître de la taïga.

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