Human Dimensions In The Circumpolar Arctic

Human Dimensions Conférence Ümea Suède
Date: 
Du 8 au 10/10/2008
Lieu: 
Université d’Ümea, Suède

La présence de l’humain étant ce qui caractérise la zone arctique par rapport à l’antarctique, ce sont les populations indigènes du nord qui ont fait l’objet de la conférence « Human Dimensions In The Circumpolar Arctic » du 8 au 10 octobre 2008 à l’Université d’Ümea, la plus ancienne université située dans le nord de la Suède.

 
 

L’arctique et l’antarctique, comme deux négatifs, l’un océan entouré par les terres, l’autre continent de glace entouré par les mers, préoccupent aujourd’hui le monde. Leur avenir et, avec lui, celui des animaux et des êtres humains qui y vivent, se trouvent menacés par le réchauffement climatique et la pollution. A l’ère de la diminution des réserves de poisson, des changements de climat et dans la perspective de l’ouverture d’une nouvelle route maritime arctique, Chris Heister, gouverneur suédois mit l’accent lors de la conférence d’Ümea sur l’idée de développement durable nordique et sur l’intérêt politique et économique que représente l’arctique pour l’Union Européenne. En effet, le Professeur Sörlin, membre du Comité Suédois pour l’Année Polaire Internationale (API), souligna l’urgence écologique, évoquant le paradoxe qui fait que « l’arctique était autrefois considéré comme une place où il faisait trop froid pour vivre… mais qu’à présent il était devenu un endroit où il fait trop chaud pour vivre ». Mettant en avant l’idée d’une relation étroite entre l’être humain et la nature sur les continents qui bordent la mer de glace au-delà du cercle polaire arctique, le propos de la conférence peut être résumé selon l’expression empruntée à Lennart Pettersson : « Quo vadis Homo Borealis ? ».

 

Quelques 110 interventions furent effectuées par des doctorants et des chercheurs des pays scandinaves, des pays baltes, de France, d’Allemagne, d’Angleterre et d’Amérique du Nord concernant les peuples indigènes du nord, leur culture, leur interaction avec l’environnement, leur rapport aux ressources naturelles ainsi que les problèmes liés aux questions politiques. Les présentations furent ponctuées de discours officiels des représentants du gouvernement suédois et des organisations internationales oeuvrant dans le cadre de l’API.

Des représentants des peuples indigènes étaient également présents. Ainsi Lars-Anders Baer, membre du Parlement Saami Suédois donna une conférence sur le droit à l’autodétermination des peuples autochtoes dans le contexte suédois et Vladimir Vasiliev, Président du Forum du Nord à Iakoutsk (République Sakha, Iakoutie) évoqua les questions de la participation des peuples autochtones aux processus de décision touchant l’usage et la protection de la nature. Par ailleurs, la Dolgane Olga Timpfeeva-Tereshkiona, membre de l’association des peuples autochtones du nord de Russie (RAIPON), présenta un diaporama sur les conditions socio-économiques de son peuple dans la région d’Anabar au nord-ouest de la Iakoutie. Il faut remarquer  les interventions consacrées à la Sibérie, de :

-         Aimar Ventsel sur les raisons du célibat des femmes iakoutes diplômées,
-         Emilie Maj sur le mammouth en tant qu’emblème ethnique pour les peuples chamanistes de Iakoutie,
-         Aleksandra Simanovskaja sur la mémoire collective et l’identité komi,
-         Ruslan Kalimullia sur l’archétype arctique dans la mythologie des peuples du nord,
-         Aleksander N. Davydov sur les relations interethniques sur les Nenets de l’île Kolguev,
-         Bruce Forbes sur l’impact de l’industrie du gaz sur l’élevage de renne chez les Nenets.
-         Tatiana D. Bulgakova sur la dimension spirituelle des questions de genre chez les peuples toungouso-mandchous,
-         Aleksander D. King sur l’histoire de l’écriture de la langue koriak ainsi que
-         Kazunobu Ikeya sur les pratiques de chasse chez les Tchouktches.

Parmi les films projetés, celui de Léonid Bashkin fait chez les Dolganes dans les années 1960 a valeur d’archive. Le documentaire sur le chant yoik chez les Sammi de Britt Kramwig analyse les questions identitaires posées par la pratique du chant yoik chez les Saami.

La conférence fut conclue par un concert de la pianiste Kristine Jonina Taylor qui interpréta une série de morceaux du compositeur islandais Porkell Sigurbjïrusson.

 
Programme détaillé téléchargeable sur http://www.umea-congress.se/polar_final_programme.pdf

Une partie des interventions faites dans le cadre de la conférence seront publiées dans le

Journal of Northern Studies

(publication trilingue anglais, allemand, français. Informations sur

http://www.jns.org.umu.se/

).

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